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« Romy Schneider »

Le récit passionné d'une légende

Couverture du livre Romy Schneider par Hildegard Knef

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Rakuten/PriceMinister

de Hildegard Knef

Type
Biographies
Sujet
ActeurRomy Schneider
Mots Clés
Romy Schneider, biographie, actrice
Année d'édition
2011
Editeur
Gremese
Collection
Stars
Langue
français
Taille d'un livre de poche 11x18cmTaille relative de ce livreTaille d'un grand livre (29x22cm)
Taille du livre
Format
Broché • 159 pages • 12,90 €
14 x 21,5 cm
ISBN
978-88-7301-751-6
Appréciation
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Description de l'ouvrage :
«Le manque de sommeil et la panique due à la scène poussent Romy Schneider à abuser d'alcool, d'analgésiques, de somnifères, de stimulants et autres médicaments. La grandeur de son succès va de pair avec son incapacité à savourer ce qu'elle a réalisé. [...] Quand elle n'est pas sur un plateau de tournage, elle est autodestructrice et désordonnée, mais quand elle interprète ses personnages, elle se transforme avec une sensibilité hors pair. Chaque jour, elle passe du remue-ménage des studios à celui des boîtes de nuit, croyant ainsi à tort dévorer la vie à pleines dents. Son existence ressemble à un marathon avec une ligne d'arrivée inconnue. Pourtant, elle est plus belle que jamais.» Le 29 mai 1982, Romy Schneider meurt soudainement à Paris, laissant derrière elle plus de soixante films et des milliers de fans bouleversés, et devenant ainsi une légende. Elle connut dès son plus jeune âge une célébrité planétaire avec la série de films sur Sissi, puis se consacra au cinéma d'auteur en choisissant la France comme pays d'adoption. Actrice fétiche de Claude Sautet, Henri-Georges Clouzot, Luchino Visconti et Dino Risi, Romy eut une vie orageuse qui lui offrit, certes, le succès professionnel mais ne lui épargna pas les deuils les plus atroces comme la mort, tragique de son fils encore adolescent. Hildegard Knef, célèbre actrice et chanteuse allemande fut son amie pendant de longues années, partageant avec elle les triomphes et les moments sombres. Dans cette biographie, devenue aujourd'hui un best-seller, elle y a recueilli tous ses souvenirs. Elle présente avec émotion et lucidité la vie de Romy Schneider : son enfance solitaire dans un couvent, ses débuts précoces au cinéma, l'amour qu'elle portait à des hommes mal choisis et qui se sont succédés jusqu'à sa mort. Hildegard Knef, bien qu'ayant des mots d'admiration pour le talent de son amie, ne s'épargne pas pour autant les critiques concernant sa vie désordonnée et l'influence négative de sa mère, qui réagit en engageant avec elle une lutte acharnée à la télévision et dans la presse. Plus de vingt-cinq ans après sa publication discutée, cette biographie, longtemps épuisée, n'a perdu en rien de sa fraîcheur et de son audace.

Biographie de l'auteur :
Hildegard Knef (1925-2002) était une actrice et chanteuse allemande, très célèbre dans son pays et aux Etats-Unis, où elle triompha sur les scènes de Broadway. Elle avait commencé sa carrière après la Seconde Guerre mondiale avec quelques films qui connurent un certain succès. En 1951, elle joue dans Die Sünderin, dans lequel elle tourne complètement nue. C'est la première fois qu'une scène de nu intégral apparaît sur les écrans allemands et le scandale éclate, même l'Eglise la condamne. Mais il s'agit là uniquement de l'un des nombreux scandales de la vie de cette femme de spectacle que beaucoup associent, pour sa polyvalence artistique et le courage de ses choix, à Marlène Dietrich. Ce livre de souvenirs avec son amie Romy Schneider, qui provoqua la colère de sa mère, en fait un portrait sans hésitation et qui se révèle peu flatteur.

Extrait :
Depuis plus d'une heure, le même air résonne en boucle, toujours le même, et devient de plus en plus rauque. Romy danse toute seule sur la musique de Sammy Davis. Elle a les yeux fermés, elle pousse ses chaussures avec le pied, un verre de whisky dans la main droite, une cigarette dans la gauche. De temps en temps, elle chante à voix basse, d'autres fois, plus agressive : «The party is not over.»
Bien qu'il soit plus de deux heures du matin, personne ne se plaint, personne ne frappe au mur, énervé, et personne ne lui reproche de les déranger. La plus grande suite de l'hôtel Gerhus de Grunewald, à Berlin, avec ses meubles en style Biedermeier, est éclairée de bougie et remplie d'une infinité de chocolats en forme de coccinelles porte-bonheur enveloppés dans du papier d'aluminium. Les chocolats sont collés sur les téléphones, il forment une grande piste dans la chambre, ils se retrouvent en formations extravagantes sur le lit et sur les tables de nuit, ils ne s'arrêtent même pas devant la salle de bain au carrelage rose et devant la cuvette des toilettes, ils courent enfin dans une niche, à l'intérieur de la valise Petit-Point, très chère, rangée avec soin sur d'autres choses. Le jeu pour adolescents créé par Romy, et montré avec une fierté gênée, est touchant et en même temps énervant, surtout si l'on marche sur l'une des innombrables coccinelles collantes. Depuis quelques jours et quelques nuits, ces endroits pompeux et désuets sont devenus la tanière où se refuge le jeune couple d'amoureux Meyen-Haubenstock et Romy Schneider-Albach, avec son passé d'enfant abandonné à l'internat et qui veut aujourd'hui oublier la Sissi du cinéma et l'ex-petite amie d'Alain Delon, très beau et fascinant. Elle célèbre sa nouvelle chance, après cinq ans de relation passionnée et une rupture inattendue, après la perte d'un succès obtenu en luttant violemment dans une langue étrangère, que la presse avait commenté de façon perfide. Sa «nouvelle chance», Harry Meyen, est allongé et rit sur un canapé long alors que mon compagnon s'abandonne à une bouteille pansue et se fait craquer plusieurs fois la mâchoire, en étouffant un bâillement et en fixant la fenêtre sombre. Moi, au contraire, je suis éreintée. J'interprète depuis des mois déjà, tous les soirs, le rôle principal d'une pièce de théâtre difficile de William Henleys, Mrs Daily.
«Pourquoi danse-t-elle toute seule ?» ai-je brièvement pensé, car je savais que mon ami Harry aimait non seulement danser mais il le faisait aussi avec plein d'imagination. Au cours de ces dernières années, il avait apparemment décidé de jouer le rôle du metteur en scène intellectuel, contraire aux joies aussi enfantines et il est tout aussi évident que Romy est extasiée devant un Harry qui se contrôle, cultivé, doté d'une bonne dialectique et qui donne même l'impression d'être détaché parfois. De plus, il est sans aucun doute attirant, il s'habille de façon impeccable et il est doté d'une auto-ironie bizarre. Elle ne se rendait pas compte de la vulnérabilité de cet Haubenstock moitié juif qui, pendant son enfance, avait été placé à droite et à gauche et qui, pour survivre, avait dû accepter le nom «plus arien» de son beau-père.

Voir le site internet de l'éditeur Gremese

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Nota : Un livre sur fond légèrement grisé est un livre qui n'est plus actuellement édité ou qui peut être difficile à trouver en librairie. Le prix mentionné est celui de l'ouvrage à sa sortie, le prix sur le marché de l'occasion peut être très différent.

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