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Paï

Niki Caro (book in French)

Edited by

Type
Studies
Subject
One Film
Keywords
Niki Caro
Publishing date
Publisher
Les Enfants de cinéma
Collection
Cahier de notes sur...
Language
French
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Physical desc.
Paperback28 pages
7 ½ x 10 ¾ inches (19 x 27 cm)
ISBN
-
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Book Presentation:
Lors de sa distribution en France, en septembre 2003, Paï, second long métrage de Niki Caro, a été accueilli par une presse généraliste modérément louangeuse, vantant « l’émotion » qui se dégage du récit, et aussi par une presse cinéphilique (Positif, Les Cahiers du cinéma) peu convaincue par le film de la Néo-zélandaise. Il ne s’agit pas, ici, d’occulter des maladresses qui, pourtant, ne devraient guère décourager l’analyse, puisque le film, malgré ses imperfections, intrigue et aussi permet d’appréhender, avec les enfants, une cinématographie des antipodes. Pour aller vite, disons que les défauts du film découlent de ses ambitions : Niki Caro explique ainsi avoir voulu faire de son œuvre, dont l’action se déroule entièrement sur la côte Est, l’équivalent de La Leçon de piano de Jane Campion qui fut tourné, quant à lui, sur la côte Ouest du pays. D’où – au regard des normes néo-zélandaises – une production ambitieuse qui associe financements locaux et étrangers. Comme parfois dans ce type de montage financier, l’addition de talents avérés et multiples court le risque d’aboutir à une certaine dispersion : pour la musique, omniprésente, Caro a fait appel à Lisa Gerrard, l’ex-chanteuse du groupe Dead Can Dance ; Tim Sanders, le producteur, fut aussi celui du Seigneur des anneaux, de Peter Jackson ; le chef décorateur, Grant Major, a lui aussi œuvré sur ce même film ; Cliff Curtis, enfin, qui interprète dans Paï le père de la fillette, s’est illustré dans La Leçon de piano. D’où le sentiment que, parfois, la cinéaste a laissé les rênes de son film à d’autres… ce qui n’est pas forcément critiquable, tant Paï s’affirme aussi comme l’œuvre d’un homme, le directeur de la photographie Leon Narbey, qui parvient souvent à insuffler à son image une véritable profondeur (aux sens propre et figuré, s’entend). Et seule la projection en salles – notons-le d’emblée pour les adeptes du DVD – rend justice au travail du chef-opérateur, jamais aussi à l’aise que dans l’obscurité presque totale (scènes nocturnes dans la pirogue du père, par exemple), les lumières blêmes, les teintes presque délavées (cf. Analyse de séquence ).

Hésitations
Film oscillant entre mise en scène et photographie, entre sens et sensation également, tout comme entre récit logique, linéaire, et spectacle (comment ne pas songer au Grand Bleu de Besson devant les plans sous-marins illustrés par la voix et les accords de Lisa Gerrard ?), Paï fait de l’hésitation le moteur de son récit : c’est là une des qualités principales du film, la source de son étrangeté. Paï est l’histoire d’une communauté, mais aussi celle d’une famille, ou tout simplement celle d’une enfant solitaire. De plus, le film se présente comme une fiction de l’initiation – mais cette ligne scénaristique, qui épouse largement la trame du conte merveilleux, est mise en tension par un souci réaliste ou, pour être exact, ethnologique, qui affleure régulièrement au cours du récit. Le village maori paraît, de prime abord, littéralement coupé du monde : parce qu’il est accolé à l’océan et isolé de façon étanche par des collines et une contrée désertique (filmées lors du bref départ de la fillette en compagnie de son père), on pourrait penser que l’endroit est un lieu clos et quasi utopique, un milieu fermé dans lequel, à l’écart de la modernité néo-zélandaise, peuvent surgir, comme dans les contes,le passé et le mythe. Pour autant, on comprend vite que les habitants du village sont loin d’être en dehors de leur époque : les femmes fument, les hommes boivent, s’habillent avec des pantalons en cuir et des lunettes de soleil voyantes, ils partent en virée avec leurs «potes» dans des Ford noires… De l’ensemble se dégage en filigrane le constat plutôt pessimiste dressé au sujet d’une société qui paraît écartelée entre modernité et tradition, et au sujet d’un village où nombreux sont ceux qui fuient très loin, et où ceux qui restent semblent vaincus par le chômage, l’alcool et l’inaction, ou au contraire se réfugient dans la nostalgie d’un passé d’autant plus valorisé et idéalisé qu’il est définitivement révolu.
Spectacles
Dans cette situation de déshérence, le seul lien qui puisse durablement s’instaurer entre les générations, et surtout entre les vivants et leurs racines, relève du simulacre et de l’artifice. Un bon tiers du film est ainsi composé de longues séquences de représentations, au cours desquelles les enfants chantent, et aussi jouent face à un public d’adultes quelque peu désabusés le mythe des origines…

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