Treeless Mountain
(book in French)


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Book Presentation:
La quête des paradis perdus
L’histoire simple de Jin et Bin, deux fillettes abandonnées par tous qui, finalement, s’accrochent à leur bonté et à leur innocence retrouvées, est portée par une recherche esthétique remarquable. L’esthétique de Treeless Mountain joue sur deux esthétiques, a priori, antagonistes : la stylisation et le réalisme. La directrice de la photographie, Anne Misawa, a un rôle prépondérant dans la recherche d’une puissance visuelle qui évite au film de sombrer dans le mélodrame.
Les choix stylistiques de Treeless Mountain ne sont pas gratuits. Ils sont mis au service d’une ambition réaliste. Il s’agit de faire surgir le réel sur l’écran autant pour convaincre le spectateur du bien-fondé du récit – effet de réel – que pour documenter le discours. Et, en effet, dans Treeless Mountain, le spectateur découvre une certaine forme de vie sociale en Corée du Sud. La présence des lieux et des décors (marchés, rues, boutiques, intérieurs de maison) insiste sur ce souci du film : ancrer l’histoire de Jin et Bin dans le contexte culturel et social coréen.
Comme nous le verrons, si Treeless Mountain met l’accent sur le style et le réalisme, il n’en est pas moins un discours sur la société. L’histoire mélodramatique des deux fillettes est une métaphore de la société moderne et de ses échecs. Le spectateur assiste ainsi à une série de pertes liées à des problèmes économiques : celle du père, puis de la mère, puis de la ville, puis de l’espoir. Et peu à peu entre en jeu une quête nostalgique de ces mêmes parents et de ces mêmes lieux d’enfance. La nostalgie de l’enfance et du pays fait écho à la critique indirecte de la société moderne. Au final, le film semble aboutir à une certaine résignation qu’il faut lier à la présence entêtante et réconciliatrice de la nature.
Style
En l’absence de générique, le film nous plonge, dès le premier plan qui surgit sans crier gare, dans la vision du visage de Jin, puis de celui de Bin, sa petite sœur. La moitié des images sont des vues de visages plus ou moins expressifs, plus ou moins concernés, parfois pensifs, parfois de marbre ou énigmatiques. Le visage comme paysage est une des puissances du cinéma. (On pense à Faces de John Cassavetes ou, dans le cinéma asiatique, à Nobody Knows de Kore-Eda). La caméra se tient à distance (longue focale) et observe de loin les signes exprimés par les visages. En occupant le cadre avec les visages de Jin ou de Bin, la caméra explore un panorama complexe d’expressions (les yeux peuvent sourire tandis que les lèvres se pincent, ou encore les sourcils peuvent se froncer tandis que la bouche fait la moue, etc.). Ce cinéma du visage utilise aussi la durée : c’est un véritable flux intérieur qui est suggéré par la durée des gros plans tandis qu’autour les voix des autres personnes, les bruits d’ambiance en constituent le contrepoint.
See Treeless Mountain (2008) on IMDB ...
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