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« Katia et le crocodile »

de Vera Simkova, Jan Kucera

Couverture du livre Katia et le crocodile par Anne-Sophie Zuber

Rakuten/PriceMinister

de Anne-Sophie Zuber

Type
Etudes
Sujet
Un FilmKatia et le crocodile
Mots Clés
Vera Simkova, Jan Kucera
Année d'édition
2001 (épuisé ou diffusion restreinte)
Editeur
Les Enfants de cinéma
Collection
Cahier de notes sur...
Langue
français
Taille d'un livre de poche 11x18cmTaille relative de ce livreTaille d'un grand livre (29x22cm)
Taille du livre
Format
Broché • 24 pages • ? €
19 x 27 cm
ISBN
-
Appréciation
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Description de l'ouvrage :
En bras de chemise, veste sur le bras et instrument à la main, des musiciens descendent en trottinant une rue en pente. Ils trottinent mais ne courent pas car leur âge ne leur permet pas d’aller aussi vite que leur curiosité les y pousserait. En effet tout l’orchestre « troisième âge » dont Louis est l’un des violonistes, a abandonné sa répétition pour aller vérifier, de visu, l’incroyable nouvelle : Louis aurait un crocodile dans sa baignoire ! Louis n’aurait-il pas des visions après avoir bu un petit coup de trop ? Louis, c’est Grand-Père, le grand-père de Katia et Minka, deux petites filles dégourdies et autonomes, qui sont au cœur de l’aventure : Katia s’est engagée à garder pour la journée la colonie animalière d’une école, que lui a confiée Micha, petit garçon rencontré au hasard de la rue ; mais sa petite sœur, Minka, en voulant jouer avec les animaux, les a tous laissés s’échapper. Et voici que, juste au bas de cette rue en pente parcourue par les vieux musiciens, se mêlant à leur flot, déboule une cavalcade d’enfants : Katia a prévenu ses copines de la présence des animaux chez elle et les voilà toutes, courant et suivies d’une flopée d’autres petits curieux alléchés par le crocodile. D’un côté des vieillards, de l’autre des enfants, réunis là dans un mélange des âges tout à fait réjouissant.

Débordements
La multitude des personnages envahit l’écran, déborde du cadre et me renvoie à l’image où l’eau ayant rempli toute la baignoire, le crocodile, grimpé sur la planche qui flotte, s’échappe par la fenêtre ouverte. Mais il n’y a pas que la baignoire qui déborde dans cette histoire : les ballons jaillissent des boîtes et rebondissent comme des éclaboussures, les enfants dévalent rues et escaliers comme de l’eau qui coule, pour se répandre dans l’appartement de Katia complètement inondé (pour de vrai !). La scène où Katia et Micha franchissent impétueusement la porte cochère de la cour de l’immeuble évoque encore cette image d’eau bondissante. Pour détourner l’attention des enfants de la rue, Katia a fait semblant de retourner chercher un éléphant oublié, entraînant derrière elle les plus curieux. Faisant volte-face, elle rentre en courant et somme les enfants de la cour de bloquer la porte pour empêcher l’éléphant d’entrer. Mais, poussé par une locataire furieuse, l’obstacle saute, comme un bouchon. Débordement encore, le petit vent de folie qui, gagnant tout le quartier, pousse un courageux vieillard à cheveux blancs et un ancien combattant portant élégamment chapeau, cravate et parapluie, à vagabonder sur les toits à la recherche du fameux crocodile. Débordement aussi, dans le merveilleux insolite avec la séquence du ballon de Katia qui tourne dans le ciel, celle des carreaux cassés qui se réparent magiquement, celle, finale, des ballons qui remontent, tout bondissants, les marches de la rue, bouclant l’histoire. L’image est poétique certes, mais c’est parce qu’elle est cinématographique qu’elle prend toute sa force.

Investir les adultes
Pour nous faire partager cette explosion, les réalisateurs alternent des gros plans et des plans rapprochés (en particulier sur les enfants) avec des vues générales qui nous plantent dans un pittoresque quartier (du vieux Prague ?). Il faut sans arrêt plonger les yeux dans la cour ou les lever vers les balcons et les toits pour suivre les galopades des enfants, les escapades des animaux. C’est un vrai plaisir de capter ainsi des fragments de cette si belle ville, plus qu’un décor, presqu’un personnage, discret certes, mais présent tout de même. La grande mobilité de la caméra accentue cette découverte « à la sauvette » mais pas superficielle pour autant. Car c’est l’un des charmes de ce film que de montrer des enfants qui investissent aussi librement une ville comme terrain de jeux et qui, de plus, jouent à détourner les actions des adultes : « Moi aussi, j’veux jouer ! » s’écrie le petit garçon qui a ouvert les robinets de la lance à incendie pendant que les plus grands ont déjà escaladé l’échelle des pompiers. Pour les récupérer, il faut les faire sauter dans la toile tendue par les valeureux pompiers ! L’occasion est trop belle : une véritable noria s’installe immédiatement…

Voir le site internet de l'éditeur Les Enfants de cinéma

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Nota : Un livre sur fond légèrement grisé est un livre qui n'est plus actuellement édité ou qui peut être difficile à trouver en librairie. Le prix mentionné est celui de l'ouvrage à sa sortie, le prix sur le marché de l'occasion peut être très différent.

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