Des films en mouvement
Mémoires et traces cinématographiques
Collectif

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Description de l'ouvrage :
Suivre les traces filmiques des mondes africains pour interroger les rapports entre cinéma et histoire, mémoire et oubli : telle est l’ambition de ce numéro. Le dialogue entre archives et terrains restitue ici les vies mouvementées de films réalisés avant et après les Indépendances, ou tournés plus récemment, dans des lieux où le passé et le présent interagissent. Ce dialogue questionne les imbrications des temporalités et des catégories (cinéma colonial, cinéma ethnographique, cinéma africain) et nous révèle les paradoxes de la notion de patrimoine cinématographique. Sont également analysées les pratiques et les intentions de ceux qui s’en saisissent : cinéastes, chercheurs, descendants ou héritiers des populations filmées. En adoptant ainsi une perspective relationnelle et conjoncturelle, ce numéro scrute les situations et les événements filmés propices à faire entendre des voix restées silencieuses ou inaudibles, à donner à voir des situations hors-champ.
Sommaire :
Chomentowski, Ciarcia & Mottier. La vie des films en Afrique et depuis l’Afrique. • Mottier. Films fantômes : hantise (post) coloniale et ambiguïté patri-moniale. • Lafite, Russo & Venturin. Material Evidence in a Scarcity of Documentation: The Resto-ration Journey of Ballade aux sources (Med Hondo, Bernard Nantet, 1965). • Kent. Missing Film in Sudan: (Non) Cinematic Haunting in Talking About Trees (Gasmelbari, 2019). • De Coninck. Terres Brûlées de Charles Dekeukeleire (1934). Un film expérimental d’expédition en contexte colonial. • Goerg. Forêt sacrée (Guinée 1953-1955). Radioscopie d’une transgres-sion. • Pons. Aux origines de la Cinéma thèque maro-caine : un fonds audiovisuel constitué par le pouvoir colonial (1949-1956). • Clergeot. Des « contre- archives » de l’histoire ? Le cas des films amateurs dans l’Algérie coloniale. • Ciarcia. « Le son a eu le temps de se perdre ». Dire aujourd’hui les images tournées par Francis Aupiais (Abomey, 1930). • Colleyn. Rendre la vie à l’ethnographie : quelques arguments sur les images et les sons comme traces. • Ceriana Mayneri. Docu-menter comme épreuve et nécessité. Champs et hors-champs du nouveau cinéma centrafricain. • Coquet. Des balayages ordinaires et de leurs effets. À propos du film Rien n’est oublié de Andrea Ceriana Mayneri et Edie Laconi (2024). • Chomentowski & Gill. La cinéma-thèque du ministère de l’Agriculture et ses films tournés en Afrique coloniale : des sources précieuses pour l’his-toire sociale des mondes africains. • Chomentowski & Jolly. Francis Bordat, un ethno-cinéaste amateur en pays dogon (1963). • Madeira Santos. Filmer l’indépendance, filmer la nation en train de se faire : l ’Angola raconté par la caméra et la plume de Ruy Duarte de Carvalho (1975-1984). • Repishti & Leotta. Ironu (1985) de François Sourou Okioh. De la naissance du cinéma révolutionnaire béninois à la critique de la révolution. • Obono Ngou-Milama. Mouramani (1954) de Mamadi Touré ou la légende fauchée. • Chomentowski. « Perdre son temps pour retrouver un film perdu » : entretien avec Thierno Souleymane Diallo, réalisateur d’Au cimetière de la pellicule (2023)
Voir le site internet de l'éditeur EHESS
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