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« L'esprit libre »

Entretiens avec Bernard Cohn

Couverture du livre L'esprit libre par Jean-Claude Carrière et Bernard Cohn

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de Jean-Claude Carrière et Bernard Cohn

Type
Entretiens et Interviews
Sujet
PersonnalitéJean-Claude Carrière
Mots Clés
Jean-Claude Carrière, entretiens, Pierre Etaix, Luis Buñuel, Jacques Deray, Andrzej Wajda, Milos Forman
Année d'édition
2011
Editeur
Ecriture
Collection
Essais et entretiens
Langue
français
Taille d'un livre de poche 11x18cmTaille relative de ce livreTaille d'un grand livre (29x22cm)
Taille du livre
Format
Broché • 300 pages • 20,30 €
14 x 22,5 cm
ISBN
978-2-35905-034-9
Appréciation
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Description de l'ouvrage :
Pierre Etaix, Luis Bunuel, Milos Forman, Peter Brook, le cinéma, le théâtre, l'Inde, le Mexique sans oublier le vin : Jean-Claude Carrière est homme d'amitiés et de passions. Il revient ici sur une vie d'une richesse à peine croyable. Le parfait honnête homme des 20 et 21e siècle !

Biographie de l'auteur :
Né à Colombière-sur-Orb (Hérault) en 1931, Jean-Claude Carrière agrandi dans une famille de viticulteurs à laquelle Le Vin bourru rendra hommage (Plon, 2000). Après des études de lettres et d'histoire, il publie très tôt un premier roman (Lézard, 1957), puis une série de rencontres déterminantes - Tati, Etaix, Bunuel - orientent son destin vers le cinéma, l'amenant à travailler avec Louis Malle, Volker Schlôndorff, Andrzej Wajda ou Jean-Paul Rappeneau. Sans renoncer pour autant au théâtre (Audition, 2010) et à la littérature (Le Cercle des menteurs, 2008 ; Le Réveil de Bunuel, 2011).

Extrait :
Avant-propos de Bernard Cohn

Jean-Claude Carrière est un voyageur : le Mexique, l'Inde, les États-Unis, le Japon, l'Italie, l'Algérie, l'Espagne. Rares sont les pays où le scénariste-dramaturge-écrivain n'a pas mis les pieds. Mais ne nous y trompons pas : aucun but touristique dans sa démarche. Nous le voyons mal installé au bord d'une piscine, sirotant un jus d'orange, feuilletant on ne sait quel Baedecker ou Guide bleu. Voyager, pour lui, consiste à s'imbiber d'une culture, d'une civilisation, des moeurs des populations rencontrées, des décors, des musiques, des nourritures, des histoires et de l'Histoire.
C'est, plus précisément, l'amour qui pousse Jean-Claude Carrière à aller au-devant des autres. Par honnêteté intellectuelle, pour parfaire les connaissances qu'il doit avoir pour écrire une pièce fondée sur des mythes de l'Inde, il part avec Peter Brook dans le pays de Gandhi. De même, il reste plusieurs semaines à New York pour être proche des personnages qu'il décrit dans un film de Milos Forman.
Né dans une famille de viticulteurs (Le Vin bourru aurait pu être publié dans la collection «Terre humaine»), Jean-Claude Carrière a les pieds sur terre. Il est capable de labourer et de construire un mur. En même temps, de partir dans des voyages intergalactiques quand il dialogue avec des astrophysiciens et aborde la théorie des cordes, comme s'il s'agissait de notions d'une grande simplicité. Parions que, si un metteur en scène lui demandait de s'installer sur la Lune pour écrire un scénario, il serait du voyage.
Voyager, c'est traverser des espaces. Ce peut être aussi parcourir des époques et des temps éloignés des nôtres. Historien de formation, Carrière s'intéresse à des périodes révolues, il va chercher dans le passé des événements qui nous parlent encore aujourd'hui : le Moyen Age, l'Espagne des expéditions en Amérique du Sud et le christianisme anti-indien, l'Espagne et Napoléon. Remonter dans le temps, c'est aller chercher des écrivains aujourd'hui oubliés et montrer que les faits ne sont pas figés, que tout est à redécouvrir, que le monde est empli de recoins et qu'il faut essayer d'étudier les doctrines qui nous sont a priori étrangères. Carrière n'est pas bouddhiste quand il dialogue avec le dalaï-lama et ne le deviendra pas. Il y a chez lui une grande générosité. Il ne s'agit pas de garder pour lui, en égoïste, tout ce qu'il a pu acquérir de ses nombreuses pérégrinations et recherches. Il faut qu'il donne à ses interlocuteurs, ses lecteurs, ses spectateurs, le maximum de ses acquisitions. Il a besoin d'enseigner et, par là même, d'être proche des autres. Mais cet enseignement n'a rien de didactique. Carrière avance avec légèreté, humour, mystère. Et chez lui, tout se tient. Le monde de La Controverse de Valladolid est proche de celui du Mahâbârata, parce qu'il s'agit, et les exemples en sont nombreux dans son travail, de creuser l'histoire des peuples, mais aussi d'y trouver ce qui nourrit les imaginaires, de débusquer sous la gangue archétypes et mythes qui coexistent depuis des siècles. Alors, le langage et les mots deviennent la chair même de l'écrivain et du scénariste qui, en même temps que l'espace et le temps, doit les affronter sans cesse.
Adapter les légendes indiennes suppose de trouver le vocabulaire adéquat, si changeant d'un continent à un autre. Comment parlait-on sous la Révolution française ? Quels mots utilisaient les truands du début du XXe siècle à Marseille ? Quoi de plus rare que le vocabulaire du sexe ou des banlieues ? C'est ainsi que Jean-Claude Carrière se met au diapason des lieux et des hommes.
Nous avons parlé de liberté. Elle consiste à passer d'une caricature de Napoléon à un gag pour Pierre Étaix, d'une mise en perspective de la tolérance et de son contraire et, somme toute, de dire, loin des canons aujourd'hui en vigueur, l'immense fragilité de l'être humain.

Voir le site internet de l'éditeur Ecriture

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