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« L'étrange Noël de Monsieur Jack »

de Tim Burton et Henry Selick

Couverture du livre L'étrange Noël de Monsieur Jack par Pascal Vimenet

Rakuten/PriceMinister

de Pascal Vimenet

Type
Etudes
Sujet
Un FilmL'Étrange Noël de Monsieur Jack
Mots Clés
Tim Burton, Henry Selick
Année d'édition
2001 (épuisé ou diffusion restreinte)
Editeur
Les Enfants de cinéma
Collection
Cahier de notes sur...
Langue
français
Taille d'un livre de poche 11x18cmTaille relative de ce livreTaille d'un grand livre (29x22cm)
Taille du livre
Format
Broché • 28 pages • ? €
19 x 27 cm
ISBN
-
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Description de l'ouvrage :
ous êtes-vous demandé d’où venait… L’Étrange Noël de Monsieur Jack ? De même que Halloween est une fête qui convoque des revenants, de même L’Étrange Noël de Monsieur Jack est un film qui convoque une multitude de revenants, cinématographiques s’entend. Et, comme les revenants, L’Étrange Noël de Monsieur Jack, de plusieurs manières, se dérobe. Il se dérobe parce qu’il échappe à une narration et une dramaturgie classiques et que toute tentative de catégorisation se heurte instantanément au masque grimaçant et sarcastique de Halloween, sombre figure de la face cachée de la société américaine. L’Étrange Noël de Monsieur Jack est le film emblématique d’une rupture, thématique et esthétique, comme il n’y en a pas eu depuis longtemps dans l’histoire du cinéma d’animation américain. Soit le grotesque contre le « merveilleux », figure incontournable de toutes les tartes à la crème publicitaires du cinéma d’animation américain. Au-delà du seul renversement des valeurs narratives habituelles, l’esthétique gothique du film rejette trois dogmes principaux du cinéma d’animation disneyen : l’anthropomorphisme, les formes rondes et la bidimensionnalité. Non pas que des tentatives de remise en cause de ce canon n’aient existé précédemment, mais parce que L’Étrange Noël de Monsieur Jack a été conçu au cœur même de ce système de production. Du coup, il met à nu ses ressorts et son état internes : l’inspiration thématique et esthétique de la grande machine, en panne sèche depuis longtemps, pour tenter de se ressourcer, a dû perdre de son imperméabilité. Elle est devenue poreuse. À ses risques et périls. À quelle histoire la confronte donc L’Étrange Noël de Monsieur Jack ?

À l’origine
À l’origine de l’aventure du film de Henry Selick et Tim Burton, on trouve une parodie d’un poème de Clement Clark Moore, Night Before Christmas, transformé illico par Tim Burton en un autre qui a donné son titre original au film, The Nightmare Before Christmas.

Le poème de Burton, écrit dix ans auparavant, démarrait ainsi :
C’était durant l’automne, dans la ville de Halloween.
La Lune frissonnait, Et là-haut, solitaire, assis sur la colline, un squelette ruminait,
Portant chauve-souris pour tout nœud papillon,
C’était Jack Skellington, un mince et grand garçon.

Un cauchemar… Matrices de l’idée du film, la rythmique poétique initiale et son contenu sarcastique sont essentiels. Ils engendrent la versification ironique des chants qui scandent le récit, faisant de celui-ci une ballade, et conditionnent simultanément sa construction et les choix plastiques. Le processus avait été le même dans Vincent, premier court métrage d’animation de l’auteur (1982), lorsque Vincent Price lisait, off, l’histoire du petit Vincent. Halloween, Lune, frisson, squelette, chauve-souris… Tout l’univers de L’Étrange Noël de Monsieur Jack se cristallise autour de cette première intuition : tant le principe du récit, qui ressortit avant tout à la danse ou à la ronde macabre, que la prééminence de la figure de Halloween incarnée par Jack, et que sa traduction esthétique qui donne la primauté au volume et au sombre.

Qui sont les monstres ?
Lorsque, apparemment en contradiction avec ce qui vient d’être énoncé, Tim Burton déclare: « On peut trouver l’idée de départ étrange, voire déconcertante, mais il n’y a réellement pas d’affreux dans ce film. Il s’agit, en fait, tout simplement d’un éloge de Halloween et Noël – mes deux fêtes préférées », il désigne implicitement l’ambition de L’Étrange Noël de Monsieur Jack et pose en réalité, comme innocemment, une seule question « Qui sont les monstres ? » : « On obéit toujours à une logique interne. Il y a d’une part la figure de la quête. Le personnage de Jack est à la recherche de quelque chose de positif. Et, d’autre part, le thème de la perception. Le personnage peut être perçu comme effrayant, mais l’est-il vraiment ? Pour moi, le film s’est structuré autour d’un thème majeur : un personnage fondamentalement bon est à la recherche de quelque chose de positif, mais les autres le perçoivent comme négatif. En fait c’est l’histoire classique depuis Frankenstein : comment on perçoit les gens et les choses. »

Voir le site internet de l'éditeur Les Enfants de cinéma

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