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« Truffaut - Vivement dimanche ! »

Couverture du livre Truffaut - Vivement dimanche ! par Jean-Louis Libois

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de Jean-Louis Libois

Type
Etudes
Sujet
Un FilmVivement Dimanche!
Mots Clés
François Truffaut, analyse
Année d'édition
2013
Editeur
Atlande
Collection
Clefs Concours
Langue
français
Taille d'un livre de poche 11x18cmTaille relative de ce livreTaille d'un grand livre (29x22cm)
Taille du livre
Format
Broché • 140 pages • 19,00 €
12 x 17,5 cm
ISBN
978-2-35030-223-2
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Description de l'ouvrage :
Après un grand film populaire ("Le dernier métro"), une tragédie intimiste ("La femme d'à-côté"), le cinéaste François Truffaut renoue avec la série B de ses débuts ("Tirez sur le pianiste") en réalisant en 1983 un " petit" film de genre, "Vivement dimanche". Entre temps, il a su placer la femme au coeur de ses films (de " Jules et Jim" à "L'homme qui aimait trop les femmes" en passant par "La sirène du Mississippi") et depuis peu, a fait la connaissance d'une jeune débutante, Fanny Ardant. "Vivement dimanche" est né de la conjonction de ces trois éléments. Dans une comédie policière réalisée en noir et blanc, insouciante de la vraisemblance et menée tambour battant, Truffaut confie à son égérie le soin de mener l'enquête. A l'instar de son alter ego masculin (Jean-Louis Trintignant) retenu prisonnier dans l'arrière salle de son agence immobilière (tel le metteur en scène du "Dernier métro"), le spectateur admire la naissance d'une nouvelle actrice de comédie qui traverse avec élégance et fantaisie une intrigue pleine de rebondissements. L'essai de J.L Libois ne prend pas le film pour ce qu'il n'est pas, à savoir un "film testamentaire"(puisque ce sera certes son dernier film mais le cinéaste avait d'autres projets en chantier) ou bien encore un pur "exercice de style" (pastichant purement et simplement le "film noir" et son couple mythique Lauren Bacall-Humphrey Bogart). L'auteur de cette monographie envisage, en revanche, "Vivement dimanche" à la fois comme un film de divertissement, un film de genre et un film d'auteur. Jean-Louis Libois

Description de l'ouvrage :
Clefs concours S'adressant à tous les candidats aux concours, en particulier Agrégation et CAPES, Clefs concours offre une synthèse par sujet. Conçu comme un repère par rapport aux monographies et aux cours et comme un outil de révision, chaque ouvrage est articulé autour de fiches thématiques permettant de faire le point sur les acquis de la recherche. Synthèse des travaux les plus récents, Clefs concours permet de s'orienter dans la bibliographie et de mettre en perspective l'évolution des savoirs. Clefs concours Cinéma Tous les titres sont organisés autour d'une structure commune : - des repères : un rappel du contexte intellectuel et esthétique. - les grandes "problématiques", indispensables à la compréhension des enjeux de l'oeuvre. - des outils méthodologiques : chronologie, glossaire, plan de l'oeuvre, bibliographie. - un système de circulation entre les fiches et les références bibliographiques. L'auteur Jean-Louis Libois est maître de conférences à l'université de Caen. La collection Clefs concours - Cinéma est dirigée par Claude Murcia. Dans la même collection : Le Roman de la Rose - Quart Livre - Délie - Madame de Sévigné - Rousseau - Les Faux-Monnayeurs - Musset - Poétiques du récit d'enfance - Fictions du savoir, savoirs de la fiction - Rousseau en musique - Silves latines 2012-2013 -Silves latines 2013-2014 - Silves grecques 2012-2013 - Silves grecques 2013-2014 - Agir en fonctionnaire de l'État de façon éthique et responsable - Van Gogh de Pialat - Muriel de Resnais - Orphée de Cocteau - Pickpocket de Bressan - Lacombe Lucien de Louis Malle - Casque d'or de Jacques Becker - Le cercle rouge - Jacques Tati. Mon Oncle - Ma nuit chez Maud d'Éric Rohmer - Max Ophuls, Lola Montés - L'image.

Extrait :
Extrait de l'introduction

La "comédie à la française" dérivée du café-théâtre et le "polar" constituent les deux tiers de la production cinématographique des années 1980. Au terme de cette décennie, un critique français, François Chevassu, constate pourtant amèrement : "N'est pas Lubitsch ni Hitchcock qui veut". Parallèlement, le cinéma qu'on pourrait qualifier d'auteur poursuit sur la lancée de la Nouvelle Vague, pourtant déjà vieille de vingt ans. Claude Chabrol, Éric Rohmer, Alain Resnais ou Jacques Rivette continuent avec talent à creuser leur sillon, tandis que quelques nouveaux venus parviennent enfin à s'imposer, tels André Téchiné, Maurice Pialat ou encore Jacques Doillan. La tendance générale s'inscrit dans le désenchantement de l'après-1968, qui avait vu émerger des dizaines de nouveaux cinéastes, dont la plupart ne réaliseront qu'un seul film. Plus généralement, l'heure est au deuil des engagements politiques et au retour sur soi ; le ressentiment se traduit souvent pour ces auteurs par une interrogation douloureuse.

Dans ce contexte, François Truffaut, avec son indépendance d'esprit coutumière, réalise un "film d'époque" (autre que contemporaine), Le Dernier Métro, qui lui vaut son plus grand succès (une pluie de césars et près de deux millions et demi de spectateurs en France), auquel succède le récit d'une passion tragique atemporelle, sous ses dehors contemporains, La Femme d'à côté. Il réalise, enfin, un film qui est à la fois une comédie et un "polar" en hommage au cinéma américain des années 1940-50, Vivement dimanche ! Ces deux derniers films rencontrent également - certes dans une mesure plus modeste - le succès auprès du public et de la critique (ils attirent, au total, environ 1,2 millions de spectateurs chacun).

Truffaut se joue du temps et de l'air du temps. Ses films vont là où le cinéma et la vie l'attirent. Après son hommage au théâtre dans Le Dernier Métro, puis à la femme qu'il aime dans La Femme d'à côté, il décide d'honorer un cinéma dont il affectionne le trait et l'esprit, la comédie américaine et le film noir. Ce sera donc Vivement dimanche ! La légèreté du genre et du propos tranche avec ce qui, en amont, ressemble fort à des difficultés d'écriture (le cinéaste sera longtemps mécontent du script), et, en aval, avec ce qui suit de peu la sortie du film en salle (la maladie frappe inexorablement Truffaut, qui meurt quelques mois plus tard).

Malgré cette conclusion tragique, Vivement dimanche ! n'est pas un film grave ni sérieux, et pas davantage un film testamentaire. Sa légèreté a été sa raison d'être, et c'est elle qui a séduit aussi bien le public que la critique - ce qui ne signifie aucunement que le cinéaste ne prenait pas le cinéma ni ses films au sérieux : si ces derniers obéissent, le plus souvent, à des commandes extérieures (de production, d'écriture), ils sont mus par une passion du cinéma, de la part de Truffaut, rarement démentie (plusieurs projets étaient déjà en chantier après Vivement dimanche !).

Voir le site internet de l'éditeur Atlande

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