MENU   

Les Aventures du Prince Ahmed

de

Type
Etudes
Sujet
Un Film
Mots Clés
Lotte Reiniger, Carl Koch
Année d'édition
Editeur
Les Enfants de cinéma
Collection
Cahier de notes sur...
Langue
français
Taille d'un livre de poche 11x18cmTaille relative de ce livreTaille d'un grand livre (29x22cm)
Taille du livre
Format
Broché • ? pages
19 x 27 cm
ISBN
-
Appréciation
pas d'appréciation (0 vote)

Moyenne des votes : pas d'appréciation

0 vote 1 étoile = On peut s'en passer
0 vote 2 étoiles = Bon livre
0 vote 3 étoiles = Excellent livre
0 vote 4 étoiles = Unique / une référence

Votre vote : -

Signaler des informations incorrectes ou incomplètes

Description de l'ouvrage :
Rarement le début d’un film a une telle importance. Après cinq rapides cartons richement décorés dans un style orientaliste, teinté d’un très beau jaune paille, une nuance discrète qui retient encore un instant la puissance sourde de la couleur, un long prologue (séquences 2 et 3) présente une lutte entre l’inorganique abstrait : des formes mouvantes colorées qui apparaissent et disparaissent dans un mouvement permanent et souverain incompréhensible, et le figuratif géométrique : la danse de pantin savamment articulé du mage et, avant cela, l’habituelle présentation des personnages du conte, l’un après l’autre, comme il était de coutume de le faire dans la plupart des films muets des années 1920, avec leur portrait presque immobile et leur nom écrit. Ici pourtant le nom n’est pas accompagné de celui de l’acteur qui l’incarne. Et pour cause, il s’agit d’un film d’animation muet. L’élément décoratif habituel de l’intertitre avec la mention écrite du ou des noms ne succède pas à l’image du personnage filmé ni ne la précède au montage comme dans un muet classique, mais ils est présent avec lui dans le même plan, renforçant le caractère géométrique, informatif, narratif et net des figures, elles-mêmes simplifiées comme des pictogrammes, hypersignifiantes à l’instant qu’on les voit, très noires, très découpées. Et pour cause, il s’agit d’un film de silhouettes.
Cette lutte entre l’abstrait et le figuratif, l’inorganique flou et le géométrique coupant, ainsi que sa résolution : la naissance d’un récit rendu possible par la création d’un cheval volant, c’est aussi celle du génial compromis entre l’esprit de l’avant-garde allemande des années 1920, sensible en arrière-plan grâce à la présence, dans l’atelier de Postdam pendant trois années productives, des immenses Walther Ruttmann et Berthold Bartosch, et le travail aux ciseaux pointus, artisanal, narratif et ordonné, de la petite femme, non moins importante dans l’histoire mondiale du cinéma mais pas au chapitre des avant-gardes, Lotte Reiniger, tombée dans cette potion magique de la mouvance artistique et politique de la République de Weimar dès l’âge de 15 ans. La femme pourtant, pour une fois, dirige les opérations et signe le film tandis que les grands hommes exécutent.
C’est elle que le banquier Louis Hagen est venu chercher pour lui proposer de transformer son art original du découpage de silhouettes noires, qui lui a déjà ouvert toutes les portes, en une vraie affaire économique, un long métrage montrable et vendable qui serait aussi une œuvre d’art, c’est le cas de le dire, ciselée. C’est pour elle et son projet qu’il l’installe avec les collaborateurs qu’elle choisit, dans un studio spécialement aménagé au-dessus du garage de sa résidence de Postdam, installée au bord d’un lac, afin qu’elle ne dépende plus de l’Institut pour la recherche culturelle de Berlin au sein duquel elle travaillait avec eux après avoir suivi les cours de l’école dramatique liée au théâtre de Max Reinhardt et être entrée par la petite porte dans le cinéma grâce à Paul Wegener. C’est elle qui choisit le conte des Mille et Une Nuits qui lui plaît pour lancer l’histoire, et le modifie à sa convenance en lui en adjoignant quelques parties d’autres histoires et tous les détails ou les noms de personnages qui lui conviennent, pris ici ou là dans la profusion des contes issus de la tradition des Nuits (voir « Promenades pédagogiques »). C’est ainsi, à la fois par sa prééminence et par son retrait, que la femme-auteur prend la place de Shéhérazade.

Voir le

Voir la fiche de Les Aventures du Prince Ahmed (1926) sur le site IMDB ...

> Du même auteur :

Le Grand Chant:Pasolini, poète et cinéaste

(2022)

Pasolini, poète et cinéaste

de

Sujet : Réalisateur >

Quatre films de Hayao Miyazaki:Mon voisin Totoro - Porco Rosso - Le voyage de Chihiro - Ponyo sur la falaise

(2012)

Mon voisin Totoro - Porco Rosso - Le voyage de Chihiro - Ponyo sur la falaise

de

Sujet : Réalisateur >

U:Grégoire Solotareff et Serge Elissalde

(2007 ?)

Grégoire Solotareff et Serge Elissalde

Dir.

Sujet : Un Film >

Les Contes de la mère Poule:F. Torabi, M. Ahadi Sarkani, V. Far-e-Moghadam

(2003)

F. Torabi, M. Ahadi Sarkani, V. Far-e-Moghadam

Dir.

Sujet : Un Film >

La Lettre volante: Quatre essais sur le cinéma d'animation

(1997)

Quatre essais sur le cinéma d'animation

de

Sujet : Genre >

Écrits sur le cinéma:Précédé de Genèse d'un penseur hérétique

(1987)

Précédé de Genèse d'un penseur hérétique

de et

Sujet : Réalisateur >

Voir plus de livres en anglais de l'auteur Herve Joubert-Laurencin

> Sur un thème proche :

(*) Les boutons « Acheter chez Amazon.fr », « Commander sur Fnac.com » & « Rakuten » sont des liens affiliés. Le gestionnaire de ce site reçoit une petite commission lorsque vous achetez un livre après avoir cliqué sur le bouton. Ces (petites) commissions sont les seuls revenus de ce site qui ne contient aucune publicité, aucune insertion (ou mise en avant) payante.

25495 livres recensés   •   (c)2014-2026 livres-cinema.info   •  
Les livres en anglais sont sur www.cinemabooks.info