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« La Rome d'Ettore Scola »

Couverture du livre La Rome d'Ettore Scola par Michel Sportisse

Fnac
Rakuten/PriceMinister

de Michel Sportisse

Type
Essais
Sujet
RéalisateurEttore Scola
Mots Clés
Ettore Scola, Rome, Italie
Année d'édition
2019
Editeur
Le Clos Jouve
Collection
(hors collection)
Langue
français
Taille d'un livre de poche 11x18cmTaille relative de ce livreTaille d'un grand livre (29x22cm)
Taille du livre
Format
Broché • 138 pages • 24 €
15,5 x 22 cm
ISBN
978-2-9569413-1-6
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Description de l'ouvrage :
Ainsi se nommera notre essai.
À une exception près - Gente di Roma, œuvre emblématique et inclassable -, les titres d’Ettore Scola n’ont jamais mentionné le nom de la ville. Or, le réalisateur plantera rarement ses chroniques au-delà de Rome. Si, en effet, l’ancien satiriste du Marc’Aurelio filme Rome, c’est surtout afin d’en traquer les aventures humaines qui s’y déroulent. La Cité éternelle ne vit, à ses yeux, que rattachée au tumulte contemporain et aux rêves fragiles de ses citoyens. Ne pas la citer expressément, c’est, selon lui, contrevenir aux clichés falsificateurs : appréhender Rome dans sa vérité essentielle. Rome a forcément une âme. Et, cette âme est naturellement changeante. Si le décor n’est jamais identique, il l’est au regard des circonstances historiques et des protagonistes mis en scène. En l’occurrence, il n’y a nul quartier qui, a priori, ne puisse pas intéresser Scola. Car, partout, y compris dans les faubourgs « les plus affreux, les plus sales et les plus méchants » - la plage d’Ostie, chargée de détritus (Dramma della gelosia), ou l’effroyable promiscuité des bidonvilles (Brutti, sporchi e cattivi) -, le cinéaste y découvre des fragments d’humanité dignes d’être décrits et contés.

En ceci, Scola - son nom l’indique miraculeusement - prolonge, à l’école de la vie, la philosophie néo-réaliste de l’après-guerre. Il innove pourtant : il croit, à juste titre, que le drame ne saurait traduire, à lui seul, l’expression la plus authentique de la souffrance humaine. Il existe, même à travers les larmes, un cœur ensoleillé. À l’inverse, sous le rire déployé, il importe d’entendre la douleur. En dernière instance, au creux du désespoir et de l’obscurité, loge encore une lueur de tendresse et d’optimisme. Cet atome qui, suivant l’expression de Gabriele, l’homosexuel d’ « Una giornata particolare », immortalisé par Marcello Mastroianni, permet à chacun d’entre nous de ne pas « se soumettre à la mentalité des autres, à plus forte raison quand elle est mauvaise. »

Enfin, et, comme son confrère Mario Monicelli, Scola croit à la comédie. Il adhère à l’idée que l’on doit pointer, en principe, et, de façon supérieure, au moyen de l’humour, envisagé comme forme d’observation et de compréhension aiguës. Du reste, possède-t-il, et, de manière quasi miraculeuse, le secret de la « vignette » ou du « croquis », susceptible de condenser métaphoriquement n’importe quelle situation, serait-elle politique, sociale ou sentimentale.

Scola, à juste raison, ne divisait point son univers. Il pensait que les événements économiques ou politiques majeurs - ces « tremblements de terre » qui projettent l’humanité dans la lumière ou dans la confusion - ne pouvaient être saisis, au mieux, qu’à travers des destins particuliers, ceux, quotidiens et intimes, d’hommes et de femmes, d’hier à aujourd’hui. On en revient, par conséquent, au chef-d’œuvre tant aimé, « Una giornata particolare ». Ailleurs, dans ses films plus contemporains, Scola pratique encore cette approche : c’est ce que nous tenterons modestement de démontrer. Mais, c’est, bien sûr, à et autour de Rome, que s’exercera cette inspiration : nous suivrons donc - en curieux adeptes du « pedinamento », cher à Cesare Zavattini et Vittorio De Sica - les chemins qui mènent, de façon synchrone, vers Rome et vers Scola tout à la fois.

S.M.

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