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Bonjour

Yasujirô Ozu

Sous la direction de

Type
Etudes
Sujet
Un Film
Mots Clés
Yasujirô Ozu
Année d'édition
Editeur
Les Enfants de cinéma
Collection
Cahier de notes sur...
Langue
français
Taille d'un livre de poche 11x18cmTaille relative de ce livreTaille d'un grand livre (29x22cm)
Taille du livre
Format
Broché • ? pages
19 x 27 cm
ISBN
-
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Description de l'ouvrage :
En 1960, Yasujiro Ozu évoque nombre de ses films pour la revue japonaise Kinema Jumpo, et parmi eux Bonjour tourné l’année précédente : « J’ai pensé à cette histoire pendant longtemps. On peut bavarder à l’infini sur des choses insignifiantes, mais quand on arrive à l’essentiel, il est très difficile de dire quoi que ce soit. Je voulais faire un film sur cela bien que sachant qu’il serait très difficile d’exprimer ce genre de situation.(…) Au début, je pensais que cette histoire pourrait être plus calme et plus sobre. Mais professionnellement, comme je pensais à faire de l’argent, j’ai rendu l’histoire plus humoristique. En fait, il serait plus juste de dire que je désirais que les gens viennent voir ce film plutôt que de faire de l’argent. »

Relations et dépendances

Ces propos d’Ozu rappellent au premier abord une des belles singularités du cinéaste : loin de traiter de sujets spectaculaires, un désir au contraire d’observer avec insistance la vie quotidienne pour la transfigurer en fictions populaires. Des propos qui invitent aussi à penser que le sujet principal de Bonjour serait incarné par deux personnages en particulier, pas forcément les plus en vue dans le récit (mais on verra la valeur toute relative de cette dernière impression) : le professeur d’anglais et la jolie Setsuko, deux jeunes personnes timides qui éprouvent sans doute la naissance de l’amour en leur for intérieur, n’en laissent rien paraître (sauf une affabilité accentuée et réciproque) et recourent à des conversations passe-partout plutôt que d’oser un aveu : « On peut bavarder à l’infini sur des choses insignifiantes, mais quand on arrive à l’essentiel, il est très difficile de dire quoi que ce soit. » Et ces deux personnages seraient d’autant plus le sujet principal que les noms des deux acteurs: Keiji Sada dans le rôle du professeur et Yoshiko Kuga dans celui de la jeune femme, vedettes du cinéma japonais de l’époque, apparaissent les premiers au générique. Dans ce cas, et comme le dit aussi Ozu avec un repentir, la part comique de Bonjour serait venue après, en plus (plus-value), comme un ajout commercial donc et non comme l’indispensable contrepoint qu’elle représente. Car la vision de Bonjour contredit la relecture par Ozu du scénario de Bonjour : est-ce dû à la photogénie des deux garnements, en particulier à la bouille et à la gestuelle irrésistible du plus petit des deux, Isamu ? À l’effet causé par l’irruption de l’objet télévision dans l’univers codé et très « japonisant » d’Ozu ? L’impression semble bien inverse, celle d’une intrigue principale construite autour des enfants et d’une intrigue secondaire faite d’une histoire d’amour balbutiante, matière plus « ordinaire » somme toute de beaucoup de films du cinéaste. Oui, mais à la réflexion, on peut en dire autant de la télévision comme apparition d’un signe moderne dans l’espace traditionnel ; il suffit de penser au panneau « Drink Coca-Cola » sur le chemin de la plage dans Printemps tardif, à l’enseigne lumineuse « New Japan » qui ouvre Dernier Caprice ou aux images de base-ball dans Le Goût du saké. Et puis, qui dit que le ressort principal de Bonjour n’est pas plutôt le jeu du pet à la commande inventé par les enfants ou cette histoire de commères et de cotisations envolées, ou encore la crise qui couve et trouve sa forme paradoxale dans la « grève de la parole » des deux frères ?

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