Un transport en commun - Deweneti


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Description de l'ouvrage :
Deweneti (qui signifie « bonne année » en wolof), et Un transport en commun s’ouvrent par un panoramique sur un paysage de Dakar. D’origine franco-sénégalaise, Dyana Gaye a grandi en France et passé, depuis qu’elle est enfant, de nombreuses vacances au Sénégal. Comme une chaîne discontinue de souvenirs, c’est au Sénégal, et particulièrement à Dakar, que se projette, depuis qu’elle est petite, son imaginaire. Ses deux films s’ouvrent donc sur cette ville à la fois connue et fantasmée, ou plutôt, sur l’un de ses points de départ, là où au bazar d’un carrefour stratégique s’allie la promesse de l’ailleurs et du mouvement. Les deux gares routières, l’une d’autobus et l’autre de taxi-brousses, sont d’immenses parkings ensoleillés où l’activité est dense mais aussi déjà, à l’aube, comme lasse et ralentie. La vie y apparaît constituée comme une routine, avec ses codes et ses secrets, elle s’offre d’emblée de manière documentaire, comme une « fenêtre ouverte sur le monde », éveillant la curiosité, l’envie d’observer et de comprendre comment ce territoire fonctionne, quelles fictions peuvent y naître.
Dans Deweneti, le premier panoramique d’ouverture plonge sur la ville, tel un oiseau qui décide de descendre chez les hommes après avoir un temps plané. Il est plus dramatisé que celui d’Un transport en commun, où la caméra s’en tient à son mouvement gauche-droite régulier, qui est aussi plus lent, plus stable, plus « objectif ». Mais dans les deux cas, la couleur est annoncée : s’il s’agit de raconter des histoires fictionnelles, et cela dans des formes narratives très constituées et stylisées (le conte pour Deweneti, la comédie musicale pour Un transport en commun), l’imaginaire élaboré dans ces histoires n’aura de cesse de s’appuyer sur le réel, et la dramaturgie de ces films de fiction, de se nourrir de la richesse des hommes et de leur ville comme dans un film documentaire. Dès qu’elle a entrepris de tourner à Dakar, Dyana Gaye a su qu’elle n’imposerait pas son tournage comme une perturbation aux gens qui vivent là. « C’est une difficulté que de tourner en décor naturel à Dakar, une comédie musicale de surcroît, en play-back ! Il faut constamment composer avec le réel. C’est une contrainte mais c’est surtout une incroyable richesse. Le réel s’inscrit dans la fiction et vient nourrir le pan documentaire du film. Je fais rarement de casting de figurants en amont. Je les choisis et on les embauche sur place, le jour du tournage, dans un décor qui est toujours plein de vie. On compose avec un lieu et avec les gens qui y vivent, qui y travaillent ou qui sont simplement de passage. On les implique, on favorise l’échange. » Aussi, sur ce genre de tournage, inutile de demander le « silence plateau ». D’une part, parce que cela serait pratiquement impossible à obtenir, mais aussi parce que selon la réalisatrice, il est bienvenu, et même souhaitable, que tout élément de fiction se frotte au réel afin de tester sa résistance, sa crédibilité.
Voir le site internet de l'éditeur Les Enfants de cinéma
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