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Les 400 coups

de

Type
Etudes
Sujet
Un Film
Mots Clés
François Truffaut
Année d'édition
Editeur
Les Enfants de cinéma
Collection
Cahier de notes sur...
Langue
français
Taille d'un livre de poche 11x18cmTaille relative de ce livreTaille d'un grand livre (29x22cm)
Taille du livre
Format
Broché • ? pages
19 x 27 cm
ISBN
-
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Description de l'ouvrage :
Quatre cents ! C’est beaucoup. Mais assurément le premier long métrage de François Truffaut a frappé un grand coup, et même plusieurs. Il était devenu très jeune une figure en vue de la dénonciation des conformismes du cinéma français en même temps que de la revendication vigoureuse d’un amour éperdu du cinéma. Cela ne prouvait nullement que, devenant réalisateur, il saurait transformer son incontestable talent de critique et de pamphlétaire en talent de cinéaste. Non seulement il y parvient avec une évidence qui, au moins sur le moment, laisse ses nombreux adversaires sans voix mais il signe une œuvre riche de multiples propositions, et qui aurait des suites considérables.
Autofiction. Une des grandes innovations des 400 Coups, à laquelle on prête peu attention tellement elle semble aujourd’hui évidente, est son caractère autobiographique. Sans doute, comme les romanciers, les auteurs de films sont-ils souvent présents dans leurs films, de manière plus ou moins indirecte. Au cinéma, il était inédit de venir ainsi raconter son enfance, certes sous un nom d’emprunt, mais de manière explicitement très proche de ce qui avait été l’histoire vécue dans son enfance par le scénariste-réalisateur.
Scénariste-réalisateur, cela aussi semble aller de soi, et de ce côté les exemples abondent, mais ici la prise en charge par un artiste de la continuité écriture-mise en scène en relation avec sa propre existence est sans comparaison avec, par exemple, les films des autres réalisateurs de la Nouvelle Vague. Si tous revendiquent de raconter des histoires proches d’eux-mêmes, si on trouvera des échos entre la vie de Claude Chabrol et les personnages du Beau Serge et des Cousins, ou entre la vie d’Eric Rohmer et le milieu décrit par Le Signe du lion, ou entre le personnage d’Adieu Philippine et Jacques Rozier (mais pas grand chose chez Godard ou Rivette, sans parler de Resnais ou Varda, à l’exception des lieux), aucun ne colle à sa propre biographie comme Truffaut avec Les 400 Coups. Le film inaugure, au cinéma, ce qu’on appellera plus tard l’autofiction – ce n’est pas une autobiographie puisque le personnage s’appelle Doinel et non Truffaut, et qu’il n’y a aucun engagement de véracité. Pourtant, de la situation de famille compliquée (naissance non désirée de père inconnu, père adoptif) et restée cachée aux yeux de l’enfant qui la découvre par hasard et en souffre à la fréquentation des lieux d’enfermements, et même le vol de la machine à écrire, les principales péripéties du film appartiennent en effet à la vie de son auteur.
Outre le parcours familial et psychologique, et la présence du copain, René, directement inspiré de son ami Robert Lachenay (auquel Truffaut restera toujours fidèle, et qui figure au générique comme assistant régisseur), outre le quartier de Paris qui fut effectivement celui de son enfance, deux autres dimensions importantes de la personnalité de François Truffaut son mobilisées de manière affirmée : l’amour des livres, de l’écriture, de Balzac en particulier, et bien sûr la passion du cinéma, du cinéma comme lieu refuge, comme espace transgressif lorsque les élèves qui font l’école buissonnière s’y précipitent, mais aussi comme possible lieu d’un bonheur impossible, quand le père emmène femme et enfant pour une parenthèse joyeuse au Gaumont Palace, illusoire bulle de réunion heureuse de la famille.

Voir la fiche de Les 400 coups (1959) sur le site IMDB ...

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