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« Cinéma »

Couverture du livre Cinéma par Ronald Bergan

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de Ronald Bergan

Type
Dictionnaires
Sujet
Généralités
Mots Clés
histoire du cinéma, cinéma du monde, réalisateur, sélection
Année d'édition
2012
Editeur
Gründ
Collection
Le spécialiste
Langue
français
Taille d'un livre de poche 11x18cmTaille relative de ce livreTaille d'un grand livre (29x22cm)
Taille du livre
Format
Broché • 512 pages • 24,95 €
13,5 x 22 cm
ISBN
978-2-324-00168-0
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Description de l'ouvrage :
Un guide complet et illustré : Découvrez l'histoire du cinéma et de ses genres. Revivez l'évolution du cinéma et des genres cinématographiques, de l'avant-garde à l'animation. De Hollywood à Bollywood : Analyse le travail des plus grands réalisateurs internationaux, passe en revue les films les plus marquants et détaille les cinémas du monde, de l'Australie au Zimbabwe. Comment se fait un film : Décrit l'ensemble des étapes nécessaires à la réalisation d'un film, du "pitch" à la première.

Extrait :
Introduction

Aux États-Unis, le cinéma débuta dès l'été 1893 avec les kinétoscopes d'Edison installés dans les baraques foraines. Vous vous penchiez sur l'appareil pour contempler à travers deux oeilletons les charmes de la danseuse Fatima découvrant ses chevilles nues sous ses voiles. Qui aurait pu prévoir que cette invention deviendrait la plus grande industrie de divertissement que le monde ait connue et la nouvelle forme d'art du XXe siècle ?

Dès ses débuts, le cinéma permet à des millions de gens à travers le monde de s'évader de la réalité. C'est un tapis volant qui, en un instant, transporte les spectateurs loin de leurs soucis quotidiens. Ce sera la panacée durant les années de la Grande Dépression aux États-Unis et «l'opium du peuple» durant la Seconde Guerre mondiale. Au fil des décennies, le cinéma continuera à offrir un exutoire aux spectateurs. En Californie, Hollywood fournira la majeure partie de «ce truc dont sont faits les rêves», ce qui lui vaudra son surnom d'Usine à Rêves.
Toutefois, si Hollywood domine l'industrie mondiale du film dès les années vingt, ce n'est pas le seul «joueur» en lice sur le marché planétaire. Quelque 50 pays produisent des films, aussi différents que les cultures qui les inspirent, ce qui fait du cinéma le plus international des arts. Et le nombre de ces pays va croissant. Au cours des dernières décennies, le cinéma créatif initialement cantonné aux États-Unis et à l'Europe s'est répandu en Asie et dans les pays émergents, notamment en Iran. Les pays africains ont donné naissance à des réalisateurs imaginatifs et originaux comme Sembene Ousmane ou Souleymane Cissé. La Chine, Hongkong, Taïwan et la Corée ont produit des oeuvres dont le fond comme la forme sont de grande qualité. Il y a eu une renaissance du cinéma en Espagne et dans les pays d'Amérique latine. Le cinéma danois, tombé dans l'oubli depuis la disparition de Cari Dreyer, a repris sa place à la fin des années quatre-vingts.
Entre les films en anglais et les autres, il existait un mur. Celui-ci s'effrite, comme en témoignent les échanges internationaux de réalisateurs et de stars. Un enfant américain apprécie autant les dessins animés japonais que les cartoons estampillés Walt Disney Pixar. Les adolescents occidentaux sont aussi fans de films asiatiques d'arts martiaux ou de comédies musicales «made in Bollywood» que le public oriental est friand de productions américaines.
Cependant, le cinéma n'est pas qu'un produit de divertissement : il est considéré comme «le septième art». Dès 1916, le psychologue allemand Hugo Munsterberg évoquait les propriétés uniques du cinéma, notamment sa capacité à reformuler les notions de temps et d'espace.
En 1926, le critique français d'origine italienne Riccioto Ganudo (l'inventeur de l'expression «septième art») affirmait que le cinéma devait aller au-delà du réalisme, exprimer les émotions des cinéastes autant que la psychologie des personnages, et traduire leur inconscient. En France, ces directives furent suivies par les «impressionnistes» Marcel L'Herbier, Louis Delluc et Jean Epstein, tous confortés par la théorie du montage par attraction, chère aux grands cinéastes russes des années vingt. Ils bousculèrent les principes de la narration chronologique, jusqu'alors communément respectés, afin d'expérimenter de nouvelles façons de traduire à l'image le flot de pensées des personnages. Refusant de développer leur réflexion de façon continue et achevée, ces auteurs racontent leur histoire par une succession d'images fragmentaires et sous des angles différents.
Dès lors, le cinéma devient un art aussi sérieux et profond que les autres. Cela n'est pas réservé à celui dit «d'art et d'essai». Il en va de même pour le cinéma «commercial», grâce à des pionniers comme D.W. Griffith, Fritz Lang, Charlie Chaplin, Busby Berkeley, Walt Disney, Jean Renoir, Orson Welles, John Ford ou Alfred Hitchcock. Des progrès techniques comme le parlant, le Technicolor, le Cinémascope, l'allégement des caméras ou le relief 3D sont utilisés pour explorer de nouveaux moyens d'expression sur le grand écran. Dans la dernière décennie du XX' siècle, la technique des images de synthèse se peaufine. L'accès au numérique se popularise, favorisant l'émergence de plus nombreux cinéastes que par le passé. La vidéo, le DVD et le téléchargement entraînent de nouvelles habitudes de consommation des films. Comme l'a fait remarquer le réalisateur britannique Peter Greenaway, «il y a aujourd'hui plus de films qui viennent au public que de spectateurs qui vont dans les salles». Les réalisateurs apprennent à s'adapter à ces nouveaux comportements. De toute façon, quels que soient les progrès techniques, peu importe la façon dont on regarde un film. Qu'on le visionne sur son téléphone mobile ou sur un écran géant, qu'il s'agisse d'un drame en N&B ou d'une épopée en Technicolor, ce sont ses qualités intrinsèques - le scénario, la réalisation, la photographie, le jeu des acteurs - qui continuent d'étonner, de provoquer et d'enchanter.
Nous nous sommes efforcés de faire un guide du cinéma aussi objectif que possible, en y incluant des films et des réalisateurs qui ont marqué cet art de leur empreinte, tout en sachant qu'une sélection est inévitablement subjective.

Voir le site internet de l'éditeur Gründ

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